Co-construire un état des lieux des médiations, commun du territoire



  • Un état des lieux en attention

    Etablir un état des lieux des médiations numériques permet de prendre en compte la questions des usages et des personnes laissées de côté d'outils et de services numériques qui occupent une place de plus en plus importante dans la société.
    Cette démarche repose sur une attitude d'attention aux initiatives qui regarde la diversité des médiations sur un territoire. espaces publics numériques mais aussi médiathèques, associations d'insertions, accompagnement social, acteurs du libre, acteurs privés, équipements de quartier, club de personnes âgées, projets autour des cultures numériques, des transitions ... c'est toute une palette de médiations qui maillent un territoire. Un état des lieux est important pour nommer toutes ces médiations et les donner à voir parce que les acteurs ne se croisent pas spontanément.
    Une démarche contributive
    A côté des démarches que nous avons connues pour les schémas directeurs du haut débit, il n'est pas pertinent de transposer un schéma type répété (et souvent revendu en grande partie plusieurs fois d'un territoire à l'autre).
    Si nous avons pour objectif de créer et d'amplifier une dynamique qui ne laisse personne de côté, il nous faut dans cette démarche impliquer les acteurs. Aussi bien ceux et celles qui font mais aussi celles et ceux qui dans les services publics, par exemple, n'ont pas encore développé de médiation. Un état des lieux c'est aussi nommer ces creux.
    Une co-construction
    Aussi une démarche de co-construction me semble un élément majeur d'une démarche d'état des lieux. Bien sur un acteur du territoire, un service municipal, une équipe universitaire, un consultant peut le piloter mais plus dans une démarche d'animation que d'écriture "à la place" de telle que nous l'avons connu pour les schémas directeur du haut débit.
    Etre en attention mais aussi donner à voir !
    A l'école nous avons appris à cacher notre copie, aussi l'écrit public qui donne à voir est encore difficile pour beaucoup d'acteurs. Pourtant publier valorise celles et ceux qui font et facilite une mise en réseau.
    A l'opposé d'un état des lieux réalisé "hors sol" une écriture publique et ouverte contribue à la mis en réseau des acteurs des médiations.
    Un état des lieux comme commun du territoire ?
    Cet état des lieux peut être le point de départ de briques de politiques publiques, associatives et d'entreprises pour une e-inclusion élargie qui ne laisse personne de côté et accompagne les transitions.
    Depuis quelques années le mouvement des communs nous apprend à mettre l'accent sur la gouvernance plus que sur la ressource.
    Et si nous considérions cet état des lieux comme un commun ? C'est à dire avec un souci de règles de gouvernance qui permette à chaque acteur de la médiation numérique de participer à ce diagnostic et d'être force de propositions pour l'e-inclusion du territoire. Le considérer comme un commun c'est le prendre en compte de manière évolutive.

    Etablir un état des lieux des médiations, élaborer un schéma directeur sont un pas en avant mais essayons aussi la co-construction en attention, le donner à voir qui met en partage et une démarche de communs qui implique chacun.e.
    Et rêvons un peu si l'agence du numérique accompagnait quelques démarches contributives pilotes ..

    Voir aussi : suite à la réunion Brest en communs du 15 février : Tiers lieux et médiations numériques comme communs du territoire



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